Déambulation visuelle au MBAM : Chiharu Shiota

Installation d'art immersif de Chiharu Shiota au MBAM montrant un réseau dense de fils rouges tissés du sol au plafond.

Déambulation visuelle au MBAM : Chiharu Shiota

Pause visuelle au MBAM : retours sur une déambulation inspirante

Quand le besoin de décrocher et de nourrir mon regard se fait sentir, le Musée des beaux-arts de Montréal reste un de mes refuges préférés. Lors de mon dernier passage, je suis tombé face à deux univers artistiques aussi riches que contrastés. Voici un aperçu de cette visite.

Première partie : Les frémissements de l’âme de Chiharu Shiota

Une immersion au cœur des fils

L’exposition de l’artiste japonaise Chiharu Shiota est une véritable claque visuelle, mais surtout une expérience presque hypnotique pour qui aime observer la lumière et l’espace. Dès qu’on franchit le seuil des salles, on est happé par ces immenses structures textiles qui redessinent complètement le musée. Un réseau infini de fils rouges, noirs et blancs s’étend du sol au plafond, enveloppant des barques, des chaises ou des objets du quotidien.

In Silence : la poésie sombre du piano calciné

L’ambiance devient particulièrement saisissante, presque grave et théâtrale, autour de la pièce maîtresse du piano calciné, au milieu d’un maillage de fils noirs profonds. Les chaises brûlées alignées autour et cette silhouette de piano incendié dégagent un silence pesant, comme une mémoire figée dans le temps après un drame. C’est sans doute l’un des coins les plus intenses et mystérieux de l’exposition.

Le regard du photographe : composer avec la matière

Pour le photographe, c’est un terrain de jeu exceptionnel. Déambuler au milieu de ces toiles monumentales tissées à la main oblige à ralentir le pas. On cherche l’angle juste, on essaie de capter le contraste saisissant entre la densité des fils et le vide qu’ils traversent. Le rouge vibrant et le noir dense tranchent avec la pénombre ambiante, créant des jeux d’ombres et de lignes d’une grande poésie.

Une charge émotionnelle brute

Au-delà de l’impact esthétique, on ressent une forte charge émotionnelle. Il y a quelque chose de très intime, d’à la fois fragile et puissant dans ces installations qui parlent de mémoire, d’existence et du temps qui passe. C’est le genre de moment où l’on oublie le bruit de la ville dehors pour simplement se perdre.

L’exposition Les frémissements de l’âme de Chiharu Shiota est présentée au MBAM jusqu’au 14 février 2027.

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Deuxième partie : Le clin d’œil graphique d’Allison Katz

Un changement de rythme

En poursuivant la visite, le contraste est frappant avec le travail d’Allison Katz. Ici, le rythme change complètement. C’est une démarche beaucoup plus picturale, jouant sur des compositions audacieuses, des textures surprenantes et de légers jeux de langage visuels.

Cadrages et détails de surface

C’est un bel exercice d’observation pour capter les détails de matière, les couleurs franches et l’humour discret qui se dégage de ses œuvres. Les surfaces et la lumière s’y prêtent magnifiquement.

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Mot de la fin

Une superbe après-midi à flâner dans les salles du MBAM.

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